Il ne faut pas jeter la pierre aux critiques
de télévision qui gagnent leur vie dans des quotidiens
ou magazines qui se piquent d'être culturels. Il leur est très
difficile d'écrire sur quelque chose qu'ils méprisent.
Voyez Télérama, par exemple, ils ne font jamais de
couverture sur une fiction télévisée (ils n'en
ont fait qu'une: c'était pour "Loft Story"), le
cinéma est tellement plus noble. La plupart des critiques
auxquels je pense sont des gens qui cherchent à faire de l'esprit,
qui se grisent de leur ingéniosité à trouver
le titre qui tue, le mot qui démolit soit un texte, soit un
comédien, rarement un réalisateur. Ils pensent avoir
une plume, ils ont une pelle, ils font un métier de fossoyeurs.
C'est con, mais il en faut, comme disait mon grand-père en
s'appuyant sur la sienne. De pelle.
Et il y a surtout les professionnels, ceux qui respectent le public
(non pas que le public ait toujours raison, il peut être abusé),
ceux qui cherchent à lui proposer les fictions qu'il va aimer
en lui expliquant pourquoi. Ils sont les plus nombreux. Ceux-là,
quoiqu'ils pensent de mon travail, je les remercie.
Les
dossiers de presse :
|